Réveils nocturnes
Un sommeil perturbé peut être révélateur d’une mémoire oubliée.
L’exemple ci-dessous nous montre que nous pouvons consciemment occulter un souvenir douloureux jusqu’à ce qu’il devienne nécessaire de le conscientiser pour s’en libérer.
*Le nom de la personne ci-dessous a été modifié pour conserver son anonymat.
Pauline* a 39 ans et vient avec un trouble du sommeil qui se manifeste toujours entre 4 et 5 heures du matin avec difficulté pour se rendormir ensuite. Elle a rencontré des médecins et fait des examens , rien n’y fait, elle ressent beaucoup de fatigue car ses nuits son incomplètes.
Je l’interroge sur l’origine de ces troubles qu’elle situe trois ans auparavant et lui demande ce qui s’est passé dans sa vie à ce moment. Après réflexion, elle me parle d’un événement survenu dans le cadre de son activité professionnelle qui l’a profondément blessée lorsqu’une de ses collègues a propagé des informations mensongères à son propos.
La séance nous relie à l’année de ses 9 ans et je lui demande s’il s’est passé quelque chose de similaire à cette période. Elle réalise que cette année-là elle avait tellement souffert des conséquences des médisances d’une fille de sa classe que ses parents avaient jugé nécessaire de la changer d’école.
Si avec le temps la blessure vécue par Pauline dans son enfance semble s’être effacée, l’événement survenu il y a trois ans a réveillé la mémoire de cette période qui se manifeste sur le méridien du poumon sous la forme d’une croyance limitante « je ne peux pas avoir de respect ». Or ce méridien est actif énergétiquement dans le corps humain entre 3 et 5 heures du matin.
Quelques mois plus tard, Pauline m’écrit pour me dire que son sommeil s’est régulé en deux semaines.
Pour rappel, dans une telle séance, il ne s’agit en aucun cas de retourner dans le passé pour aller y revivre une souffrance mais d’aller à la recherche de la source originelle d’un conflit émotionnel inconscient et non résolu afin de l’identifier d’une part, et de le neutraliser d’autre part.
