Que nos difficultés soient conscientes et non exprimées ou simplement refoulées, nos enfants les ressentent et cherchent à nous en libérer.
L’exemple ci-dessous nous montre qu’un simple tic peut être le moyen d’exprimer tout haut ce qui est enfoui chez l’un de ses parents.
*Le nom de la personne ci-dessous a été modifié pour conserver son anonymat.
Eden* a 9 ans avec des tics de visage depuis environ deux ans (clignements fréquents des yeux et mouvements incontrôlés de la bouche). Sa maman l’a emmené voir des pédiatres et des psychologues, rien n’y fait.
La séance nous emmène justement deux ans en arrière et je demande à sa maman ce qui a pu se passer dans la famille à ce moment. En y réfléchissant, elle se souvient que le papa traversait une période difficile sur le plan professionnel, ce qui avait un impact fort sur son moral.
Eden a été marqué par les difficultés vécues par son papa et a manifesté de manière visible ce que ce dernier ne manifestait pas extérieurement.
Deux semaines plus tard, la maman d’Eden me dit que les tics se sont atténués mais sont toujours présents. Elle me précise qu’ils semblent manifester de l’agacement.
Je lui demande si le papa d’Eden est apaisé sur le plan professionnel. Elle me dit qu’il est stressé par un nouveau projet qu’il est en train de mettre en place. Je propose alors - s’il le souhaite - de rencontrer le papa pour aller rechercher l’origine de ce stress car je discerne que le père et le fils sont reliés par quelque chose de très fort.
Au cours de cette séance apparaît la croyance limitante qui s’est inscrite en lui vers l’âge de 7 ans alors qu’il était en grande difficulté avec son propre père « je ne peux pas être guidé par mon papa ».
Six semaines plus tard, je reçois un message de la maman me disant que les tics d’Eden se sont arrêtés le jour de la séance de son père.
Grâce à la belle relation qu’il a avec son père, le cerveau inconscient d’Eden a manifesté de manière visible la souffrance qu’il captait chez ce dernier. À l’image d’un haut-parleur, il exprimait par ses tics du visage : « papa, libère-toi de ce chagrin qui t’agace ».
Pour rappel, dans une telle séance, il ne s’agit en aucun cas de retourner dans le passé pour aller y revivre une souffrance mais d’aller à la recherche de la source originelle d’un conflit émotionnel inconscient et non résolu afin de l’identifier d’une part, et de le neutraliser d’autre part.
